Mon premier marathon

Mon premier marathon

Ce dimanche, c’était un grand jour dans ma vie de sportif :  j’ai parcouru mon premier marathon.

Organisation

La première chose dont j’ai envie de parler est de l’organisation sans faille du marathon de Visé, le « Maasmarathon 2016″, puisque c’est de cette épreuve dont il s’agit.

Rien à redire, c’était nickel. Inscriptions / pré-inscriptions / consignes / signaleurs / meneurs d’allure / gentillesse et enthousiasme du personnel / … tout était fait pour maximiser notre plaisir.

Durant le parcours, alors que les ravitos étaient prévus tous les 5km (sur base des infos sur le site internet), bonne surprise : après le 10ème km, des postes de ravitaillements étaient ajoutés et on pouvait se réhydrater tous les 2,5km. Par cette chaleur exceptionnelle, c’était nécessaire. Je salue cette force d’adaptation, preuve d’une grande expérience.

Ma course

Avec 3 mois de prépa dans les jambes -soit 550km-, 6 kg de perdus, et les 3 derniers jours à manger des pâtes, je me retrouve samedi soir à hésiter à y aller ! J’ai mal aux pieds (trop d’entrainement?), peut-être que je souffre d’aponévrosite.

Après doutes et grosse réflexion, je décide, tardivement mais fermement, de prendre le départ de la course.

  • Objectif avoué : 3h59.
  • Temps au semi : 1h56. Avec un record en 1h43 établi en mars, j’en ai sous la pédale et je suis content. Je gère le mal de pied qui est léger et que je ne sens qu’au côté gauche.
  • 25ème km : un méchant mal au genou gauche sort de nulle part et me gêne fortement, en plus du pied.
  • 26ème km : le genou est douloureux, je dois marcher un peu. C’est le moment que choisit le meneur d’allure 4h00 pour me dépasser. Je suis surpris de sa présence, … mais non, c’est normal qu’il soit là, je viens de foirer mon 26ème km. Mais j’ignorais que c’était à ce point.
    Ca commence à sentir le sapin, mais je m’accroche. Je fais ma course, un km à la fois et fais abstraction du reste.
  • Temps au 30ème km : 2h51 => c’est encore tout bon pour faire moins de 4h (normalement il fallait passer en 2h50). J’essaie d’y croire. Mais la douleur au genou s’intensifie encore et ça fait mal aux deux pieds à présent.
  • 31ème km : ça ne va plus. Trop mal, trop chaud. Plus le temps passe, plus j’alterne course et marche. C’est la débacle.
    Je suis dans le pays le plus chaud d’Europe ce week-end, entouré de concurrents à la dérive comme moi, …
    Il y a de plus en plus de défaillances dans le peloton qui m’entoure et je ne fais pas exception.
    Successivement, les objectifs des 4h, puis des 4h10, puis des 4h20 s’envolent.
  • On approche de Visé. Le public nous encourage, il y a des musiciens, des danseuses, j’oublie un peu la douleur et je passe la ligne d’arrivée en courant.
    Je finis en 4h32.

L’objectif n’étant pas atteint, je m’attendais à ressentir du dégoût, de la déception, … bizarrement il n’en est rien.

« Le but n’est pas seulement le but, mais le chemin qui y conduit.« 

Quel fabuleux chemin que la préparation à ce marathon. Rien que pour ça, c’est une réussite et ça en valait la peine.

De février jusqu’au jour J, que de kilomètres parcourus, que de sorties, de nouveaux sentiers découverts, de poids perdu :-), que de barrières brisées dans ma tête à force d’entrainements et de motivation, que d’obstacles franchis…

Passer sous la barre des 4h, ça sera pour la prochaine fois, j’en suis convaincu.

Le classement du marathon de Visé 2016 se trouve ici.

Des photos du marathon de Visé 2016 sont ici.

D’autres photos du marathon de Visé 2016 sont ici.

Maintenant, place à la récupération, et retour à la préparation de plusieurs 10km chers à mon coeur, qui se dérouleront dans ma région en août / septembre.

Merci à toutes les personnes impliquées, de près ou de loin, dans l’organisation de cette épreuve, merci au public le long de la route, c’était magnifique.

Merci à mes partenaires d’entrainement. Merci à ma famille.

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